Alain-Marie Tremblay participera à l'exposition EMERITUS: FAÇONNÉS PAR LA MATIÈRE
Au Centre Materia à Québec, Qc
Du 10 septembre au 25 octobre 2020
Organisé par la commissaire Marie-France Bégis ( B.Sc; M.Sc; DEA), Le Centre Materia, et le Conseil des métiers d'art du Québec.
Thème de l'exposition: L’être humain a souvent été la source d’inspiration des créateurs. Par références symboliques ou directes, huit artisans et créateurs émérites québécois, membres du Conseil des métiers d’art du Québec, s’inspirent du genre humain comme source créatrice pour la transformation de la matière. Ces huit artisans émérites en métier d’art d’expression aux pratiques totalement différentes, sont réunis pour illustrer la référence à l’être humain dans leurs créations uniques. Ces créations partagent une vision du monde avec la pratique des métiers d’art au Québec et illustrent différentes manières d’être en lien avec l’humanité.
Texte de Marie-France Bégis pour le catalogue de l’exposition Emeritus: faconnés par la matière :
ALAIN-MARIE TREMBLAY
PARCOURS D’ARTISTE
« On appelle âme l’intérieur d’une sculpture. Ainsi, je tourne mon pot autour d’une âme. Et puisque la sculpture est une œuvre d’espace, cette peau d’argile peut occuper un volume, un espace extérieur. Et aussi contenir un espace. On peut tout faire avec l’argile à partir de zéro. » Alain-Marie Tremblay, entretien avec sa fille Ève K. Tremblay, 2010.
Depuis l’obtention de son diplôme en céramique de l’Institut des arts appliqués du Québec en 1961, le céramiste-bétonique natif de Montréal, multiplie recherches et innovations dans l’art de transcender sa pratique à titre de céramiste. Toute au long de sa carrière, il n’aura de cesse d’assiéger la terre et de la plier à son désir, selon différentes méthodes. Avide d’expérimentation artistique, les mains dans la terre dès son plus jeune âge, il est amené par son père à l’atelier du potier Jean-Claude Coiteux à l’âge de onze ans, afin d’y être initié au fonctionnement d’un atelier de céramique. Quelques années plus tard, à la fin d’un stage auprès du céramiste Gaétan Beaudin, ce dernier lui décèle une âme de poète et lui conseille de se diriger vers la sculpture. De retour d’un séjour de quatre ans de travail et de formation en gravure auprès du Musée des Arts décoratifs de Paris, Alain-Marie Tremblay fait sa marque comme exposant et maître artisan en atelier sur le site d’EXPO 67 pour la Centrale d'artisanat du Québec. Ses matières de prédilection sont le grès et la porcelaine.
Entre le bleu du ciel, le bleu de l’eau et le bleu de la terre cuite, le céramiste a constamment marié dans sa pratique, les influences de l’environnement et de l’être humain, de l’orient et de l’occident. Tout au long de sa carrière il s’attarde à créer des pièces, petites ou monumentales, qui procurent un peu de mystère afin de donner le goût de les regarder et, pour les plus grandes, qui invitent à y entrer pour voir ce que qui s’y passe.
Alain-Marie Tremblay a réalisé neuf d’œuvres d’art public dont plusieurs dans le cadre du Programme d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du Québec. Très tôt dans les années 80, le céramiste veut exporter ses pièces à l’extérieur et les faire survivre aux gels et aux dégels de notre climat. Avec l’ingéniosité d’un alchimiste, il invente le béton céramisé. Cet avancement technique permettra à cette matière céramique de résister au froid, in situ, dans les lieux publics et les jardins privés. Il permettra également aux œuvres d’acquérir des dimensions monumentales, alliant sculpture et architecture. C’est par le truchement de la glaçure que le céramiste-bétonique dévoilera toute la matérialité de sa pratique novatrice
Ses œuvres ont été exposé au sein de plus d’une cinquantaine d’expositions solo et collectives au Québec, au Canada, en France, aux Pays-Bas, en Belgique et aux États-Unis dont, en 2013, à la Ruth Phaneuf Fine Arts, LIC de New-York, avec l’exposition Singular Cluster. On retrouve aujourd’hui ses œuvres dans de nombreuses collections privées et publiques dont celles de la Fondation du Haut-Pavé à Paris, la Chambre de commerce et de l’industrie de Nice, la Burlington Art Gallery, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée de la Civilisation, etc. Son travail a fait l’objet de plus d’une trentaine de publications.
Alain-Marie Tremblay est prêt à vous recevoir dans son atelier-jardin sur rendez-vous
atelieramt@gmail.com
819-322-6305
2410 Chemin de l’île, Val-David, Québec, J0T 2N0, Canada
(* dans les règles de l’art du masque et de la distanciation)
L’oeuvre Chrysalide, 2003, H:49 L:23cm P:20cm bétonique et grès
de la Collection permanente du Musée National des Beaux-Arts du Québec
Est incluse dans l’exposition collective Mirage Blanc
commissarié par Maude Lévesque
au Musée National des beaux-arts du Québec
14 Novembre 2018 à mai 2019
Collection Musée Pointe-à-Callière
Alain-Marie Tremblay, 2016, La Grande Paix de 1701 à Montréal, 15 tuiles de porcelaine, glaçure, approx. 3x5 pieds.
Ce tableau est une rêverie sur l'exploit diplomatique de Kondiaronk qui se conclut par le Traité de La Grande Paix 1701, de Montréal. À travers les signatures totémiques des chefs indiens, il propose un coup d’oeil sur le fleuve, l’autoroute de ce temps là, parcouru de canoës autour de l’île. L'on ‘’parquait'' le sien sur la grève où se trouvent aujourd'hui la Tour de l’horloge, la marina, et les alentours du Marché Bonsecours, la Pointe à Callière.